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Réaliser le moule d’une sculpture en terre de grande taille, c’est
d’abord lui assurer la pérennité dans un matériau plus durable. Un moule se
construit d’abord dans la tête du mouleur alors que le sculpteur, lui, passe le relais. |
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Chaque moule est un cas particulier avec des problèmes
spécifiques à résoudre au fur et à mesure |
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Si la sculpture originale est en terre crue la contrainte temps
s’ajoute aux autres car la terre sèche et des fissures voire des
cassures peuvent très vite la menacer. |
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Peu à peu la sculpture s’estompe sous les couches d’élastomère. La
matière souple permet de préserver les plus infimes détails et la
finesse des parties les plus délicates . |
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A tout moment il faut savoir prendre du recul, et ne pas perdre de
vue l’ensemble du travail |
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Puis c’est le plâtre et la filasse qui font disparaître de plus en
plus notre sculpture dans une sorte de gangue dure : « la chape ».
Après la souplesse, il faut de la rectitude pour éviter les
déformations que la souplesse de la membrane en élastomère pourrait
occasionner et rester complètement fidèle à l’original. |
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Dernière étape de la disparition progressive
de notre sculpture: la réalisation d’une structure en bois qui quadrille
et positionne justement et solidement la "chape. Enfin nous voilà arrivé
au moment de vérité : le démoulage. C’est une étape à la fois très
technique dont le bon déroulement valide les choix faits tout au
long du travail. |
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Mais c’est surtout un grand moment d’émotion, une nouvelle
rencontre avec l’œuvre originale. Le mouleur devient accoucheur pour cette
nouvelle naissance que représente chaque démoulage. |
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Venez les découvrir dans la Galerie
L'ECHOPPE DE
L'ABBAYE, à Cluny (71 France).
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